Wednesday, August 03, 2005
Mon histoire politique Partie 3: L'éveil
Voyant la remontée spectaculaire qu'effectue l'ADQ entre 2001 et 2002, gagnant au passage quelques complémentaires dans des comtés traditionnellement péquistes, Bernie étire la sauce à la limite, si bien que l'on ira voter presque cinq ans après l'élection précédente, maximum permis par la loi. L'élection a lieu le 14 avril 2003. Je laisse la chance aux trois coureurs. Bizarrement, je souhaite que Dumont ait le plus de couvrage médiatique possible. J'ai même un penchant pour lui. En fait, c'est plus que j'ai un "dépenchant" envers les deux autres. Landry pour ce que j'ai écrit plus haut et Charest, un peu comme Marceau, sa face ne me revient tout simplement pas. Landry a déclenché la campagne au moment où il était à son plus haut dans les sondages. Charest martelle qu'il est prêt. Et on le voit au débat. Landry est désarçonné, perd patience, semble perdu devant les simples règles du débat et perd le débat. Charest matraque le bilan de Landry. Dumont défend bien ses nouvelles idées mais on sent que le débat est encore polarisé PLQ contre PQ. Je pense qu'il aurait fallu que Dumont fasse quelque chose d'extraordinaire pour espérer gagner le débat et repartir en campagne avec un edge. Bref, Charest gagne le débat. Et là, on comprendra pourquoi à l'automne suivant, on ne voit plus Landry. Chaque jour Charest monte et Landry descend. Je ne comprends pas.
De mon côté, ce vote marque un tournant important dans ma vie. C'est le vote dont je suis le plus fier. À deux jours du vote, je me suis assis, j'ai comparé l'un à côté de l'autre les trois programmes des partis et l'ADQ m'est apparu, de loin, comme le parti représentant le mieux qui je suis et ce que je veux pour ma famille et moi. Et le plus étrange fut que le PLQ a fini deuxième dans mon "étude", laissant le PQ bon dernier et loin derrière. Seule l'option souverainiste du PQ valait quelque chose à mes yeux. Le reste ou plutôt l'absence d'autres points intéressants les a mis très bas dans mon estime. De toute façon, les sondages mettaient Charest gagnant majoritaire et Bernard se cachait. Encore une fois, je vote avec mon coeur et ma tête. Pour Denis Lavoie, candidat de l'ADQ dans Chambly. Je savais qu'en faisant ainsi je risquais de faire perdre Louise Beaudoin...oui, oui, la Ministresse des Relations...mais je n'avais pas à m'en soucier car j'étais zen dans ma décision. La libérale s'est effectivement faufilée. Notons que cette dite députée est l'une des seules backbencher libérale. On n'a donc pas un gros poids à l'assemblée nationale... Je suis donc maintenant 5 en 8... Barbie aussi a voté ADQ, ma famille aussi sauf Josée qui a voté pour Agnès qui, pour parapharaser Jeff, a une orientation sexuelle incertaine. Tout comme Jeff, je n'ai pas dit qu'elle était lesbienne... M'enfin...
Pour revenir à Bernie qui est disparu après le débat, on a su plus tard dans son film, que j'ai bien apprécié soit dit en passant car ça nous montrait beaucoup les dessous de la politique, que c'est son conseiller principal, un certain Hubert, qui avait orchestré cette stratégie de jouer low profile. Bon, je ne suis pas un spécialiste mais il me semble que quand tu viens de manger une volée, si tu restes caché, les gens t'oublient et te tournent le dos car tu ne te relèves pas. Landry aurait dû être partout!!! Hubert a dit à Landry de faire le contraire et Landry a aveuglément suivi. Bon débarras. Bizarrement, Hubert a quitté le navire peu de temps après avoir fait perdre les élections à Landry. Quel clown!
Charest arrive donc au pouvoir avec de belles idées de droite. Je dois admettre qu'il pique ma curiosité et que je commence à le trouver intéressant. Puis, le jour J arrive. Le 11 décembre 2003, les syndiqués décident de terroriser le Québec. Je cherche un autre mot que terrorisme mais je n'arrive pas à en trouver un plus fort. Ils paralysent Montréal et ils prennent même un trucker en otage au Port, l'ayant agressé physiquement lorsqu'il a voulu se frayer un chemin à travers cette mère, que dire, cet océan de perdants. Le tout sous l'oeil attentif des forces de l'Ordre, présentes mais complices par leur inaction et coupables par association. Ce jour là, j'ai su que je ne serais plus jamais à gauche. Claudette, Henri et les autres pas de classe m'ont complètement dégoûté de ce que j'avais un jour trouvé noble, soit se battre pour la justice et l'égalité pour tous. En fait, ce qu'ils veulent c'est continuer à se pogner le beigne en se faisant vivre par ceux qui bûchent, qui travaillent et réussissent au lieu de parasiter le système.
À la même période, le nouveau PC se forme au fédéral. J'apprends qu'une certaine Belinda Stronach y a joué un rôle majeur. Elle pique ma curiosité. Également, c'est le lendemain de la journée nationale du terrorisme que Paul Martin prend, au propre et au figuré, le pouvoir des mains du 2e pire Québécois de l'Histoire, Trudeau étant le 1er. Stéphane Dion suit Chrétien de proche!!! Avec les projets de loi sur le mariage gai et la légalisation du pot, j'avais compris que le PLC devenait de plus en plus à gauche ou, à tout le moins, de plus en plus anti-droite. Donc, de plus en plus contre ma nouvelle idéologie. De plus, JH avait rencontré Peter MacKay quelques mois auparavant et me parlait abondamment du PC et l'intérêt grandissait jour en jour. C'est ainsi que vers la fin janvier 2004, lorsque Belinda Stronach a fait le saut dans la course à la chefferie du PC, j'ai joint les rangs du Parti Conservateur, bien décidé à aider Belinda à passer. Belle, jeune, brillante, successful woman, elle avait tout pour réussir. Elle devait par contre battre Stephen Harper qui allait rafler tout l'Ouest. Malgré qu'elle ait ramassé la majorité à l'Est de l'Ontario, Harper, en réussissant le tour de force de battre les deux Ontariens en Ontario, passe facilement. Je pensais que Clement brouillerait les cartes mais avec son gros 9% national, il ne brouillerait même pas des oeufs... 5 en 9 car bien qu'elle ait passé à 81% dans mon comté, Belinda a perdu.
Je recule au 10 février 2004, l'une des plus belles journées de ma vie. Sheila Fraser, Dieu la bénisse, sort son rapport su la gestion du programme des commandites. Ce programme avait pour but d'accroître la visibilité du Canada au Québec. En réalité, ça aura été la plus grosse machine à blanchir l'argent de l'Histoire. Le problème, c'est que ça servait à blanchir de l'argent qui retournait au PLC!!! Martin perd 10 points au Québec en quelques jours, tous au profit du Bloc. Duceppe qui risquait la mort du Bloc semble en meilleure posture que jamais. L'opposition crie mais comme le PC est à la recherche d'un chef, elle ne crie pas fort. D'ailleurs, quelques semaines après l'élection de Harper, Martin déclenche des élections. Il avait bien apris la leçon de Ti-Jean... Il part faiblement favorable mais descend à chaque jour si bien que les Conservateurs prennent la tête à mi-course. On parle même d'une possibilité de gouvernement conservateur majoritaire à un certain moment. Puis, les libéraux partent leur campagne de peur. Les Ontariens, gullible (J'ai vu ce mot là il y a quelques temps en parlant des Ontariens et ça signifie : easily deceived), croient tout ce que le plus grand escroc (CSL et commandites) que le Canada ait connu leur dit. Le débat français est nul, dans le sens que personne ne gagne... Le débat anglais donne Martin gagnant mais sans que les autres soient perdants. Ils ont passé leur temps à taper dessus si bien qu'il avait toujours la caéra dans la face. Je me permets ici une anecdote savoureuse. Questionnée à savoir comment se dirigeait son vote à la lumière du débat, une loufoque britanno colombienne racontait : "Before the debate I was leaning conservative. Duceppe and Layton have won the debate in my opinion so I will vote Liberal." WTF??? Et là je me dis qu'elle représentait peut-être le citoyen canadien moyen. Et là j'ai compris que non seulement on ne passerait pas mais que les Libéraux pouvaient même entrevoir une majorité. Pitié!!! On venait de souffrir pendant 12 ans...quand même...
Mon candidat finit troisième. Ma famille vote conservateur ou Bloc. L'important est ne pas avoir voté Libéral. Voter Libéral implique backer le scandale des commandites. Chose que fait une majorité d'Ontariens. Lorsque je vais me coucher, cauchemar. Les Libéraux et le NPD ont plus que la majorité à eux deux. C'est probablement pire qu'un gouvernement libéral majoritaire. Je vais me coucher en tremblant. Mon réveil est des plus agréable. À eux deux ils ont 154 députés. Les libéraux doivent nommer le président. On a un gouvernement libéral minoritaire qui doit avoir l'appui au moins du Bloc ou du PC pour faire passer des projets de loi. Hehe...
De mon côté, ce vote marque un tournant important dans ma vie. C'est le vote dont je suis le plus fier. À deux jours du vote, je me suis assis, j'ai comparé l'un à côté de l'autre les trois programmes des partis et l'ADQ m'est apparu, de loin, comme le parti représentant le mieux qui je suis et ce que je veux pour ma famille et moi. Et le plus étrange fut que le PLQ a fini deuxième dans mon "étude", laissant le PQ bon dernier et loin derrière. Seule l'option souverainiste du PQ valait quelque chose à mes yeux. Le reste ou plutôt l'absence d'autres points intéressants les a mis très bas dans mon estime. De toute façon, les sondages mettaient Charest gagnant majoritaire et Bernard se cachait. Encore une fois, je vote avec mon coeur et ma tête. Pour Denis Lavoie, candidat de l'ADQ dans Chambly. Je savais qu'en faisant ainsi je risquais de faire perdre Louise Beaudoin...oui, oui, la Ministresse des Relations...mais je n'avais pas à m'en soucier car j'étais zen dans ma décision. La libérale s'est effectivement faufilée. Notons que cette dite députée est l'une des seules backbencher libérale. On n'a donc pas un gros poids à l'assemblée nationale... Je suis donc maintenant 5 en 8... Barbie aussi a voté ADQ, ma famille aussi sauf Josée qui a voté pour Agnès qui, pour parapharaser Jeff, a une orientation sexuelle incertaine. Tout comme Jeff, je n'ai pas dit qu'elle était lesbienne... M'enfin...
Pour revenir à Bernie qui est disparu après le débat, on a su plus tard dans son film, que j'ai bien apprécié soit dit en passant car ça nous montrait beaucoup les dessous de la politique, que c'est son conseiller principal, un certain Hubert, qui avait orchestré cette stratégie de jouer low profile. Bon, je ne suis pas un spécialiste mais il me semble que quand tu viens de manger une volée, si tu restes caché, les gens t'oublient et te tournent le dos car tu ne te relèves pas. Landry aurait dû être partout!!! Hubert a dit à Landry de faire le contraire et Landry a aveuglément suivi. Bon débarras. Bizarrement, Hubert a quitté le navire peu de temps après avoir fait perdre les élections à Landry. Quel clown!
Charest arrive donc au pouvoir avec de belles idées de droite. Je dois admettre qu'il pique ma curiosité et que je commence à le trouver intéressant. Puis, le jour J arrive. Le 11 décembre 2003, les syndiqués décident de terroriser le Québec. Je cherche un autre mot que terrorisme mais je n'arrive pas à en trouver un plus fort. Ils paralysent Montréal et ils prennent même un trucker en otage au Port, l'ayant agressé physiquement lorsqu'il a voulu se frayer un chemin à travers cette mère, que dire, cet océan de perdants. Le tout sous l'oeil attentif des forces de l'Ordre, présentes mais complices par leur inaction et coupables par association. Ce jour là, j'ai su que je ne serais plus jamais à gauche. Claudette, Henri et les autres pas de classe m'ont complètement dégoûté de ce que j'avais un jour trouvé noble, soit se battre pour la justice et l'égalité pour tous. En fait, ce qu'ils veulent c'est continuer à se pogner le beigne en se faisant vivre par ceux qui bûchent, qui travaillent et réussissent au lieu de parasiter le système.
À la même période, le nouveau PC se forme au fédéral. J'apprends qu'une certaine Belinda Stronach y a joué un rôle majeur. Elle pique ma curiosité. Également, c'est le lendemain de la journée nationale du terrorisme que Paul Martin prend, au propre et au figuré, le pouvoir des mains du 2e pire Québécois de l'Histoire, Trudeau étant le 1er. Stéphane Dion suit Chrétien de proche!!! Avec les projets de loi sur le mariage gai et la légalisation du pot, j'avais compris que le PLC devenait de plus en plus à gauche ou, à tout le moins, de plus en plus anti-droite. Donc, de plus en plus contre ma nouvelle idéologie. De plus, JH avait rencontré Peter MacKay quelques mois auparavant et me parlait abondamment du PC et l'intérêt grandissait jour en jour. C'est ainsi que vers la fin janvier 2004, lorsque Belinda Stronach a fait le saut dans la course à la chefferie du PC, j'ai joint les rangs du Parti Conservateur, bien décidé à aider Belinda à passer. Belle, jeune, brillante, successful woman, elle avait tout pour réussir. Elle devait par contre battre Stephen Harper qui allait rafler tout l'Ouest. Malgré qu'elle ait ramassé la majorité à l'Est de l'Ontario, Harper, en réussissant le tour de force de battre les deux Ontariens en Ontario, passe facilement. Je pensais que Clement brouillerait les cartes mais avec son gros 9% national, il ne brouillerait même pas des oeufs... 5 en 9 car bien qu'elle ait passé à 81% dans mon comté, Belinda a perdu.
Je recule au 10 février 2004, l'une des plus belles journées de ma vie. Sheila Fraser, Dieu la bénisse, sort son rapport su la gestion du programme des commandites. Ce programme avait pour but d'accroître la visibilité du Canada au Québec. En réalité, ça aura été la plus grosse machine à blanchir l'argent de l'Histoire. Le problème, c'est que ça servait à blanchir de l'argent qui retournait au PLC!!! Martin perd 10 points au Québec en quelques jours, tous au profit du Bloc. Duceppe qui risquait la mort du Bloc semble en meilleure posture que jamais. L'opposition crie mais comme le PC est à la recherche d'un chef, elle ne crie pas fort. D'ailleurs, quelques semaines après l'élection de Harper, Martin déclenche des élections. Il avait bien apris la leçon de Ti-Jean... Il part faiblement favorable mais descend à chaque jour si bien que les Conservateurs prennent la tête à mi-course. On parle même d'une possibilité de gouvernement conservateur majoritaire à un certain moment. Puis, les libéraux partent leur campagne de peur. Les Ontariens, gullible (J'ai vu ce mot là il y a quelques temps en parlant des Ontariens et ça signifie : easily deceived), croient tout ce que le plus grand escroc (CSL et commandites) que le Canada ait connu leur dit. Le débat français est nul, dans le sens que personne ne gagne... Le débat anglais donne Martin gagnant mais sans que les autres soient perdants. Ils ont passé leur temps à taper dessus si bien qu'il avait toujours la caéra dans la face. Je me permets ici une anecdote savoureuse. Questionnée à savoir comment se dirigeait son vote à la lumière du débat, une loufoque britanno colombienne racontait : "Before the debate I was leaning conservative. Duceppe and Layton have won the debate in my opinion so I will vote Liberal." WTF??? Et là je me dis qu'elle représentait peut-être le citoyen canadien moyen. Et là j'ai compris que non seulement on ne passerait pas mais que les Libéraux pouvaient même entrevoir une majorité. Pitié!!! On venait de souffrir pendant 12 ans...quand même...
Mon candidat finit troisième. Ma famille vote conservateur ou Bloc. L'important est ne pas avoir voté Libéral. Voter Libéral implique backer le scandale des commandites. Chose que fait une majorité d'Ontariens. Lorsque je vais me coucher, cauchemar. Les Libéraux et le NPD ont plus que la majorité à eux deux. C'est probablement pire qu'un gouvernement libéral majoritaire. Je vais me coucher en tremblant. Mon réveil est des plus agréable. À eux deux ils ont 154 députés. Les libéraux doivent nommer le président. On a un gouvernement libéral minoritaire qui doit avoir l'appui au moins du Bloc ou du PC pour faire passer des projets de loi. Hehe...